Metz,
décembre 1993, c'est une année qui s'acheva dans une
atmosphère glauque, de l'incendie qui dévasta notre appartement au mois de
mars, à la mort de Pascal et à celle de mon ami décédé du sida au mois de
novembre, cette accumulation me plongea dans un isolement amer.
C'est là
que naquirent d'étranges petits mannequins, une boite ronde de biscuit
servit de socle, puis jaillirent des fil de fer contorsionnés de la rage que
j'avais en moi, les cintres en fil de fer du pressing devenait des artères,
des veines, des nerfs, des muscles le corps, puis le plâtre vint figer
l'expression d'un visage. Je me souviens où au moment du séchage du plâtre
je posais délicatement ma joue sur le visage de ma sculpture, la chaleur qui
sans dégageant leur donné un aspect presque humain.
Une
création en dépit d'une frustration ? .Peu importe. Il me prit même l'idée
de les habiller et pourquoi de les exposer puisque qu'une commerçante
messine m'offrait une vitrine pour les exposer, c'est d'ailleurs cette
endroit qui me servit d'étalon pour leur hauteur actuelle.
Au moment
de signer sur le socle je ne souhaitait pas signer de mon nom que
j'utilisais déjà pour ma griffe en couture, je prit donc mes initiales « ND »
suivit du prénom « Julian », que porte Richard Gere dans mon film culte
d'adolescent « Américan gigolo » l'acteur avait pour rôle un homme qui
offrait ces charmes à quelques femmes moyennant finance. ce souvenir me fit
sourire. Mais Julian c'est aussi mon troisième prénom, un héritage de mon
arrière grand père maternel. |
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